Famille Deschamps
de la pointe de Repentigny


 

Généalogie des Deschamps de la Pointe

Une partie du livre porte sur la généalogie de neuf générations, allant de l’ancêtre Toussaint Hunault à l’auteur de ce texte. Si Toussaint Hunault et Pierre Hunault ont vécu sur lîle de Montréal, Claude Hunault Deschamps s'est établi à Saint-Paul-l'Ermite. Ses descendants ont des liens avec Repentigny depuis 1746.

Présence de descendants de Claude Hunault Deschamps en lien avec Repentigny.
[accès au tableau]

 

Les ancêtres colonisateurs :
Toussaint Hunault, Pierre Hunault, Claude Hunault Deschamps.

Les colonisateurs correspondent à des personnes qui s’établirent sur une terre concédée par les autorités afin de mettre celle-ci en valeur : déboiser la forêt, essoucher les éclaircis, nettoyer le sol, faire le sarclage et mettre en terre les premières semences. Ce fut d’abord dans la colonie de Ville-Marie, en Nouvelle-France, que sont venus de France des volontaires engagés. Toussaint Hunault est l’un de ces engagés. Il vint à Ville-Marie sous la direction de Paul de Chomedey de Maisonneuve. Il s’établit sur la terre qui lui fut concédée en y construisant une cabane; plus tard, une première maison. Toussaint prit femme et éleva une famille.

Un parcours semblable fut proposé aux deux générations suivantes. Les fils et les petits-fils de Toussaint furent animés de la même ferveur. L'un de ses fils, appelé Pierre, s'établit à Pointe-aux-Trembles, à l'est de Ville-Marie; puis l’un de ses petits-fils, Claude, alla ouvrir une nouvelle terre sur la rive nord de la rivière L’Assomption.

Ces hommes vigoureux furent des défricheurs sur des territoires nouvellement ouverts à la colonisation; ils ont rendu leurs terres propres à la culture.

Les producteurs agricoles :
Joseph Deschamps, Joseph Deschamps fils, Antoine Deschamps,
Ulric Deschamps, Antoine Augustin Deschamps.

Les chefs de famille de trois générations de Deschamps, considérés comme des producteurs, vécurent sur la pointe ouest de la seigneurie de Repentigny. Cet endroit était déjà connu sous le nom de la Pointe ou de Bout-de-l’Île.

Les descendants de Claude Hunault Deschamps développèrent une entreprise agricole remarquable sur une vaste propriété que celui-ci avait achetée en 1746. Les conditions économiques favorisèrent son fils, Joseph, qui agrandit la superficie cultivable en se procurant de nouvelles terres pour augmenter la production céréalière. Il diversifia l’élevage. Parallèlement à ses activités de cultivateur, il exploita une traverse et fut responsable d’un poste de relais.

Subséquemment, Joseph, marié à Marie-Josèphe Richaume, légua à ses deux fils un héritage équivalent. Chacun d’eux poursuivit l’exploitation agricole sur les terres reçues. L’un, appelé Joseph fils, accrut les bénéfices et transmit l’ensemble de ses biens à Ulric. L’autre, Antoine, jouissant d’un capital foncier et d’une production agricole aussi importante, partagea ses biens entre ses trois fils dont Antoine Augustin qui ne parvint pas à maintenir la cadence des productions.

Les uns furent des agriculteurs économiquement choyés et de bons gestionnaires. D’autres, des hommes entreprenants, furent inquiets et embarrassés par la réduction des productivités et la perte d’un important capital foncier.

Les bénéficiaires développeurs :
Joseph François-Xavier Deschamps,
Paul Deschamps, Philippe Deschamps,
Jean Deschamps, Chantal Deschamps, Laurent Deschamps;
Michel-Ulric Deschamps,
Ulric Deschamps, Jean-Baptiste Deschamps,
Anatole Deschamps, Rosaire Deschamps.

À la fin du XIXe siècle, un bouleversement changea le quotidien des habitants de la Pointe, alors que la construction d’un pont ferroviaire facilitait les déplacements vers la banlieue. Cette nouveauté favorisa l'arrivée des villégiateurs et modifia les activités estivales des agriculteurs.

Au contact des estivants, une clientèle aisée, professionnelle ou bourgeoise, les habitants trouvèrent de nouvelles entrées commerciales par la vente de terrains et de produits agricoles. De nouveaux services furent mis en place.

Par la prise de conscience des nouvelles façons d’être et de savoir-faire, les gens de la Pointe découvrirent une ouverture sur l’extérieur de leur patelin et une attirance vers l’émancipation urbaine, vers la différence et le voyage. Nonobstant les accessibilités qui leur furent offertes, certains adolescents éprouvèrent de la difficulté à trouver des emplois. D’autres profitèrent de l’émigration qui fut leur solution pour sortir du malaise financier de leurs parents. Si certains laissaient leur milieu familial prospère pour trouver, non sans embûches, plus d’épanouissement dans la nouveauté, d’autres poursuivirent les métiers d’agriculteur, de producteur et d’éleveur. Enfin, la transmission du capital foncier alla à ceux qui demeurèrent sur la ferme.

Dans les maillons de la neuvième génération, des descendants ont innové en trouvant de nouvelles pistes favorisant le développement de cette unité rurale devenue une grande ville placée bien en vue dans la Communauté métropolitaine de Montréal. Cette ville qu'on dit être une ville intelligente, de culture et d'avenir, une ville aux dimensions humaines.

 

Septembre 2018 © Laurent Deschamps